Etudes Focus 2017

Les enfants en Belgique sans allocations familiales belges

Au 1er mai 2015, on dénombrait 96.231 enfants de moins de 18 ans domiciliés en Belgique qui ne recevaient pas d’allocations familiales belges. Ceci correspond à 4,14 % du nombre total d’enfants de 0 à 18 ans qui sont domiciliés en Belgique. On enregistre d’importantes différences en ce qui concerne la répartition entre les entités fédérées. En Communauté germanophone, près d’1 enfant sur 4 ne reçoit pas d’allocations familiales belges, alors qu’à la  COCOM, il s’agit de près d’1 enfant sur 10. Dans les autres entités fédérées, les pourcentages sont moins élevés.
 
Le fait que ces enfants ne reçoivent pas d’allocations familiales belges ne signifie pas qu’ils ne reçoivent pas du tout d’allocations familiales. Il est ainsi apparu qu’une partie de ces enfants reçoivent des allocations familiales d’un  régime étranger, et d’autres d’un régime international. En outre, on rencontre également des enfants pour lesquels des allocations familiales n’étaient pas (encore) payées à la date en question mais pour lesquels elles l’ont été plus  tard pour cette même période. Ensuite, un certain nombre d’enfants n’ont pas droit aux allocations familiales parce qu’ils ne remplissent pas certaines conditions. Tout ceci a pour conséquence que le groupe d’enfants dont on peut  supposer qu’ils ont effectivement droit aux allocations familiales belges mais pour lesquels ce droit n’est pas ouvert (ce qu’on appelle le non‐recours au droit) est assez réduit.

Les familles monoparentales et les allocations familiales

Près d’un enfant sur cinq bénéficiant des allocations familiales belges, soit plus de 540.000 enfants, est élevé dans une famille monoparentale. Plus de la moitié de ces enfants reçoivent un supplément social sur la base d’un revenu du ménage modeste. Une minorité des enfants vivent dans une famille monoparentale résultant du décès d'un des deux parents. Les parents isolés ont en moyenne moins d’enfants (bénéficiaires), qui sont en outre plus âgés. En raison d'un taux d’occupation professionnel moins élevé, le revenu disponible de leur ménage sera en moyenne moins élevé, et le risque de pauvreté sera accru. Suite au transfert de compétences, les familles monoparentales recevront à l’avenir un montant d’allocations familiales différent selon l’entité fédérée dans laquelle elles habiteront, le nombre d’enfants et leur âge.